21.11.2009
Droits des Enfants et Droit à l'Enfant!
Pour ceux qui suivent mes pérégrinations sur le célèbre réseau social dont je fais parti sur cette Toile, le sujet n'est pas nouveau et mérite clarification de ma part.
Plusieurs reculs de l'Etat français en termes de reconnaissance de la spécifité de notre législation, sur ce qui fonde un modèle de notre Etat berceau des Droits de l'Homme se sont opérés. Donc, le 20 novembre, comme tous les ans depuis 20 ans, c'était la Journée des Droits de l'Enfant, la commémoration de la naissance de la Charte représentative de ces droits par l'Onu. Charte, soi-dit en passant non ratifié par les Etats-Unis et un autre pays, et de plus en plus bafoué...
Que voyons-nous donc depuis un certain temps?
Une réforme judiciaire, une réforme des structures plus ou moins autonomes gérant la défense des droits de l'Homme et des Enfants, un débat interminable sur des sujets beaucoup plus important qu'un simple débat de mascarade sur une pseudo identité nationale.
Il a été instauré des mesures comme la retenue judiciaire à partir de 10 ans, la détention provisoire à partir de 13 ans et l'excuse de minorité passe à la trappe et sûrement bien d'autre moins médiatisé...
Pour ce qui est du poste de Mme Dominique Versini, il a été décidé de fusionné trois entités dites complémentaires, d'y aliéner une haute autorité muselé et d'y intégrer bien sur tout ce beau monde. C'est en train de se passer sous nos yeux, je veux dire que c'est en train de passer au Parlement français et non européen. Je le précise car que l’on ne s'aventure pas à dire que c'est l'Europe qui impose! Je me suis donc amusé à naviguer sur l'Internet pour connaître des chiffres. Car il avait été et il est demandé des renforcements de moyens pour au moins deux autorités concernés: Le défenseur des enfants et la Halde... Et qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir non une augmentation, ni une stagnation mais plutôt une baisse désiré par un député UMP connu et reconnu pour un zèle bien prononcé à combattre des inégalités de traitement (travail du dimanche, Isf/bouclier fiscal).
De plus, je ne peux pas parler droits des enfants sans parler de "droit à l'enfant"!
Un sujet d'actualité, très chaud, mais beaucoup moins quand même que l'instauration du PACS, il y a 10 ans.
C'est le droit à l'enfant pour tous! Attention, je ne brade pas un bien, en pensant que comme un tel y a droit donc la société entière y a droit. L’enfant est une personne et cette partie de la vie est cruciale pour ce qu’il deviendra plus tard !
On m'a souvent questionné sur mes différentes conceptions de ce qui fonde mon engagement politique et les autres!
Comme il n'est un secret pour personne que les discriminations me révulsent, que je soutiens une avancée dans la reconnaissance d'une conception de la société autre que hétérosexuelle, j'ai toujours clamé haut et fort à qui voulait l'entendre qu'une reconnaissance d'une union entre personne de même sexe était un des droits fondamental de notre société qui restait à instaurer.
Je suis conscient, que cette avancée arrachée à des conservateurs pétris de la conception que la religion a su nous inculper est une porte ouverte à d'autres sujets comme le droit à l'adoption et je m'en félicite! Mais, je suis confronté moi-même à un cruel dilemme! Vu mon âge donc mon peu de vécu, je suis très tenté de regarder ce que moi j'ai vécu (et continue à vivre). Il n'est encore un secret pour personne que je subis régulièrement des attaques homophobes : verbales de préférence de la part de beaucoup de personne. Là n'est plus le sujet, mais il fallait le répéter... Donc, depuis mes treize ans, ma scolarité au collège, je subis les railleries de mes collègues: ce n'est pas très mauvais dans le fond, mais c'est quand même pesant! Ma famille bien sûr se questionne mais me soutiens dans ma démarche, je dirais personnelle. Donc, de par mon vécu, je suis tenté de dire oui à l'adoption par un couple homosexuel (homme ou femme), car l'amour apporté par la famille construira la personnalité et apportera le soutien nécessaire mais, je reste quand même sceptique à cause de ce climat d'homophobie latente dans la société actuelle. Et pour repartir sur de la politique, je ne peux qu'applaudir le positionnement de François Bayrou.
Comme quoi, il n'est pas possible d'avoir un avis tranché sur tout! Et que le futur débat peut amener à un changement des mœurs et coutumes!
05:13 Ecrit par Fred dans Centr'égaux, Confessions, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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06.11.2009
Une laïcité et une identité
Fervent partisan de la loi de 1905, réglementant les rapports de l'Etat et des Cultes, les surprises se collectionnent ces temps-ci!
L'Europe, du moins la Cour Européenne des droits de l'homme a condamné l'Italie, suite à une plainte individuelle d'une mère de famille, sur la présence d'un crucifix dans une école. Plusieurs questions résultent de cette affaire mineure mais pouvant servir de prétexte à plus grand débat! La République Italienne a défendu cette présence en démontrant que cette croix était plus un symbole d'humanisme qu'un élément prosélyte et d'enrôlement dans une certaine conception de l'éducation des enfants. Il est vrai que pour une majorité d'entre-nous, que représente un crucifix ou une scène religieuse dans un lieu public, que représente la présence de croix à des carrefours ou même, et je pousse le bouchon un peu plus loin les bâtiments de cultes disséminés à travers notre paysage (qui soit disant structure notre identité-pas nationale, mais culturelle-).
Je pense qu'il ne faut pas non plus pousser le bouchon trop loin en parlant de laïcité, ou plutôt d'athéisme. L'Europe s'est construite au fur et à mesure, les siècles passant, autour de thèmes, d'idéaux et conceptions parentes ou opposées mais structurant ce que nos pays sont devenus: le catholicisme, le protestantisme, l'anglicanisme et le culte des valeurs républicaines et maintenant un défi de taille: l’islamisme.
il n'est pas possible d'imposer un modèle en bafouant les spécificités de chacun, mais au contraire de respecter l'idéal de chacun. Pour reprendre un thème à la mode en France jusqu'au mois de février-avant les régionales-, l'identité nationale de chacun des pays composant l'Union Européenne n'est pas similaire et les différentes identités religieuses les composent a plus ou moins grande échelle. Il est impossible de comparer ce qui compose une Espagne, d'une Allemagne, d'une Italie ou d'une Grèce avec notre conception à nous français de la France.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. (Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789)
Un retour au religieux ou plutôt une présence trop forte de telle ou telle religion par contre pourrait s'avérer néfaste à l'équilibre rendu par la loi de 1905 et ses consœurs reléguant la religion dans l'ordre du privé. La laïcité fait partie de notre identité, elle en est un fondement depuis 1789, avec une apothéose en 1905, mais c'est un combat de tous les jours... Il est possible de se référer à une identité religieuse et d'être un franc défenseur de la laïcité républicaine! A bon entendeur...
13:25 Ecrit par Fred dans Centr'égaux, Mouvement Démocrate, Politique, Réflexion, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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02.11.2009
Olympe de Gouges
Lors des Journées du Patrimoine, j'ai eu le plaisir de découvrir un château viticole à Portets détenteur d'un musée sur une période chère à mon cœur: la période révolutionnaire où les Girondins et leurs idéaux menaient la barque.
Au château de Mongenan, donc, j'ai apprécié cette accumulation de documents, de gravures, de tissus et de costumes d'époque. Florence Mothe a réussi, je dirais à m'envoûter; à me faire partager sa passion! Je me suis donc décidé à y repartir au moins une autre fois pour assister à une conférence thématique qu'elle organise régulièrement. Je dis cela, mais j'ai raté celle qui s'est déroulé hier après-midi sur l'amour sous la Révolution:
· Quelles grandes passions naquirent de ces évènements tragiques?
· Le Romantisme avait-il le droit d'exister avant la prise de la Bastille?
· L'homosexualité, masculine ou féminine a-t-elle eu une incidence sur les événements politiques de la Révolution?
· Comment les familles des différents protagonistes prirent-elles part aux évènements?
Cela fait un certains temps donc que je me documente sur ce sujet entre-autres. J'ai donc creusé un peu sur Olympe de Gouges, une des premières féministes, humaniste heureusement, à la base:
1. de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, texte réclamant une véritable parité entre hommes et femmes.
2. de pièces de théâtre diverses traitant de l'abolition de l'esclavage, de l'instauration du divorce, bien sûr de la condition des femmes et de la Révolution.
3. Et d'un nombre impressionnant d'écrits politiques.
Née à Montauban le 7 mai 1748, elle fut mariée en 1765 et eu un fils. Son mari décédant fort vite, elle eut une telle expérience du mariage, qu'elle osait qualifier le mariage de "tombeau de la confiance et de l'amour". Elle appliquait ce qu'elle pensait: Une aventure parisienne avec Jacques Bietrix de Rozières n'est jamais allée jusqu'au mariage.
Femme de lettres, elle a écrit beaucoup de pièces de théâtre dont la plus célèbre est L'Esclavage des Noirs ou Zamore et Mirza, ou l'heureux naufrage. Mais elle a été aussi une pamphlétaire et un écrivain assez prolixe: Lettre au Peuple, Remarques patriotique, par l'auteur de la Lettre au Peuple... Membre de la Société d'Auteuil, de la Société des Amis des Noirs et partisane des Girondins (ses amis politiques), nous pouvons donc en conclure qu'elle ne s'est pas borné à un seul thème et que son humanisme, son respect de notre devise nationale (Liberté, Egalité, Fraternité) n'avait pas de borne!
Elle considérait et l'a retranscrit dans sa déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, que l'on se devaient de rendre à la femme des droits naturels que la force du préjugé lui avait retiré et elle fut une des première à promouvoir l'idée d'un divorce allant de pair avec une suppression du mariage religieux et son remplacement par un contrat civil ouvert à tous et renouvelable d'année en année. Elle a aussi théorisé la protection maternelle, la création de maternité, des ateliers nationaux pour les chômeurs et les mendiants, la libre recherche de paternité et la reconnaissance d'enfants né hors mariage...
Elle a été guillotiné le 3 novembre 1793 à Paris, à la suite de l'exécution des Girondins, pour s'être mis en contravention contre une loi réprimant les écrits remettant en cause le principe républicain...
03:54 Ecrit par Fred dans Centr'égaux, Politique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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